Balades au gré du vent

Que tous les êtres, partout, à qui nous sommes indissociablement liès, s'accomplissent, s'éveillent et deviennent libres. Paix dans ce monde et partout dans l'univers entier ! puissions-nous arriver tous ensemble au terme du voyage spirituel !

01 octobre 2008

Sa Sainteté la Dalaï-Lama à Veneux-les-Sablons

Le 12 août Sa Sainteté le Dalaï-Lama a donné un enseignement à Veneux-les-Sablons à l’Institut Ganden Ling.

http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article2588


27 septembre 2008

Le dialogue entre les religions, vu par le dalaï-lama

Le dialogue entre les religions, vu par le dalaï-lama
Vidéo envoyée par sakiamuni

Le chef des bouddhistes tibétains – qui rencontrera Nicolas Sarkozy le 10 décembre – tenait une conférence de presse, mercredi 13 août 2008. La Croix l'a interrogé sur sa vision du dialogue entre les religions.

Plus d'informations sur le site Internet du journal :

http://la-croix.com/article/index.jsp?docId=2346464&rubId=4078

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Le dalaï-lama à Paris-sa vision du bouddhisme en France

Le dalaï-lama à Paris-sa vision du bouddhisme en France
Vidéo envoyée par sakiamuni

Le dalaï-lama, interrogé par La Croix, mercredi 13 août, explique ne pas se soucier de l'image que les Français se font de lui.

Plus d'information sur le site Internet de La Croix :

http://la-croix.com/article/index.jsp?docId=2346464&rubId=4078

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Le dalaï lama à Paris

Le dalaï lama à Paris
Vidéo envoyée par sakiamuni

Le chef tibétain était en visite ce mercredi à Paris. Lire l'article sur Rue89

http://www.rue89.com20080813un-interlude-politique-dans-le-voyage-spirituel-du-dalai-lama

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25 mars 2008

COMMUNIQUE DU DALAÏ LAMA

TIBET : COMMUNIQUE DU DALAÏ LAMA

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Communiqué du 18 mars

Je tenais à profiter de cette occasion pour exprimer ma profonde gratitude auprès des dirigeants et de la communauté internationale, pour avoir exprimé leur préoccupation au sujet des événements qui ont eu lieu ces derniers jours au Tibet et pour leurs tentatives afin de persuader les autorités chinoises d’agir avec retenue face aux manifestations.

Puisque le gouvernement chinois m’a accusé d’être à l’origine de ces manifestations de protestations au Tibet, j’appelle à la constitution d’une mission d’enquête qui comprendra également des représentants chinois afin de vérifier le bien fondé de ces accusations.

Cette mission devrait pouvoir se rendre au Tibet ainsi que dans toutes les autres zones de populations tibétaines à l’intérieur comme à l’extérieur de la Région Autonome du Tibet, mais également auprès de l’administration centrale tibétaine en Inde. Il serait extrêmement utile, afin de connaître la véritable situation sur le terrain au Tibet, que les médias internationaux prennent part à cette mission d’enquête, d’autant plus que la communauté internationale et particulièrement plus d’un milliard de Chinois n’ont pas accès à des informations non censurées.

Je pense qu’une certaine forme de génocide culturel, intentionnellement ou non intentionnellement, a lieu au Tibet car l’identité tibétaine a constamment été attaquée. Les Tibétains sont réduits à une minorité insignifiante sur leur propre sol, à cause des transferts massifs de populations non tibétaines au Tibet. Le patrimoine culturel du Tibet, caractérisé par sa propre langue, ses coutumes et ses traditions, est en train de disparaître. Au lieu d’œuvrer pour l’unité des nationalités, le gouvernement chinois pratique des discriminations contre les minorités nationales dont les Tibétains.

Il est connu que tous les monastères tibétains, principaux centres d’apprentissage et trésors de la culture bouddhique tibétaine, voient leurs activités et leurs effectifs fortement réduits. Dans les monastères qui fonctionnent toujours, l’étude sérieuse du bouddhisme tibétain n’est plus autorisée. Et en réalité, le recrutement dans ces centres d’apprentissage est strictement réglementé. Bref, la liberté religieuse n’existe pas au Tibet. Même le simple fait de demander un peu plus de liberté risque d’être considéré comme séparatiste. Il n’y a pas non plus d’autonomie réelle au Tibet, même si ces droits fondamentaux sont inscrits dans la Constitution chinoise.

Je considère que toutes les manifestations et protestations qui ont lieu actuellement au Tibet sont l’expression spontanée des ressentiments dus aux années de répression par les autorités chinoises qui ne respectent pas le sentiment des populations locales. Les autorités chinoises croient à tort que les mesures répressives sont le moyen pour atteindre leurs objectifs d’unité et de stabilité.

Quant à nous, nous réaffirmons notre engagement pour l’approche de la voie médiane et nous poursuivons le processus de dialogue visant à trouver une solution mutuelle bénéfique au problème tibétain. J’appelle donc la communauté internationale à soutenir nos efforts pour résoudre le problème du Tibet par le dialogue. Je lui demande d’appeler les dirigeants chinois à agir avec une grande retenue face à la situation actuelle et à bien traiter les personnes qui ont été arrêtées.

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16 février 2008

Kundun

Kundun
Vidéo envoyée par sakiamuni

Kundun est un film de 1997, écrit par Melissa Mathison et réalisé par Martin Scorsese retraçant la jeunesse de Tenzin Gyatso, le 14e Dalaï Lama de sa naissance dans une famille paysanne à son exil vers l'Inde, en 1959. Scorsese et Mathison (avec plusieurs autres membres de la production) ont été interdits par le Gouvernement chinois d'entrer au Tibet à la suite du film. La majorité du film a été réalisée aux Studios de Film d'Atlas à Ouarzazate, Maroc. Le nom de « Kundun » est un titre par lequel on s'adresse au Dalaï Lama, signifiant littéralement la « présence ». Il est écrit སྐུ་མདུན་ en tibétain.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kundun_%28film%29

En dehors des séquences brèves en Chine et en Inde, le film se passe entièrement au Tibet. Il commence avec la recherche de la 14e réincarnation du Dalaï Lama. Suivant une vision de Reting Rinpoché (le régent de Tibet), plusieurs lamas se sont déguisés en serviteurs et découvrent l'emplacement d'un candidat prometteur : un enfant né dans une famille de paysans pauvres près de la frontière chinoise.

Ceux-ci et d'autres lamas soumettent l'enfant à un test dans lequel il doit choisir parmi divers objets ceux qui ont appartenu au Dalaï Lama précédent. L'enfant passe le test avec succès ; lui et sa famille sont amenés à Lhassa, où il sera installé comme Dalaï Lama quand il grandira.



Pendant le voyage, l'enfant devient nostalgique et effrayé, mais il est réconforté par Reting Rinpoché, qui lui raconte l'histoire du 1er Dalaï Lama -- que les lamas appellent « Kundun ». L'histoire touche, mais il est aussi projeté pour montrer à l'interconnection de toutes les incarnations du Dalaï Lama.

Comme le film progresse, le garçon mûrit en âge et en érudition. Suit une lutte de pouvoir brève dans laquelle Reting est emprisonné et meurt. Le Dalaï Lama commence à prendre un rôle plus actif dans le gouvernement et la direction religieuse.

Pendant ce temps, les Communistes chinois, récemment victorieux dans leur révolution, proclament le Tibet comme étant une partie traditionnelle de Chine suivant l'incorporation en 1710 dans la Dynastie Qing et la reconnaissance successive par les gouvernements de l'ouest de souveraineté de Chine sur le Tibet et expriment leur désir de le réunifier avec leur patrie. Finalement, malgré les demandes d'intervention du Tibet aux Nations unies et aux États-Unis, la Chine réincorpore le Tibet.

Les Chinois étaient serviables au début, mais quand les Tibétains résistent à la réorganisation et la rééducation communistes de leur société, de même qu'à la réforme agraire pour redistribuer des terres, les Chinois deviennent oppressifs aux yeux de beaucoup.

Il s'ensuit une série d'atrocités endurées par son peuple, le Dalaï Lama veut rencontrer le Président Mao Zedong à Pékin, contraint par les circonstances et ses convictions de prendre ce grand risque. Cependant, pendant leur face-à-face le jour final de la visite du Dalaï Lama, Mao précise sa vision : « la religion est un poison » et " les Tibétains sont empoisonnés ».

A son retour au Tibet, le Dalaï Lama apprend des horreurs encore plus terribles commises contre son peuple, qui a renié maintenant le traité avec la Chine et entre dans une action de guérilla contre les Chinois. Finalement, après que les Chinois précisent leur intention de le tuer, le Dalaï Lama est convaincu par sa famille et son Chambellan de fuir en Inde.

Après avoir consulté l'oracle sur la voie d'évasion correcte, le Dalaï Lama et son personnel déguisés et sortent de Lhassa clandestinement dans l'obscurité. Pendant un voyage ardu, où ils sont poursuivis par les Chinois, le Dalaï Lama tombe malade et éprouve plusieurs visions du passé et de l'avenir. Finalement, le groupe franchit un passage dans la montagne à la frontière indienne. Comme le Dalaï Lama marche vers le poste de garde, un garde indien l'approche, le salue, et demande : « Puis-je vous demander, êtes-vous le Seigneur Bouddha » ? Le Dalaï Lama répond avec le final du film : « Je pense que je suis un reflet, comme la lune sur l'eau. Quand vous me voyez m'efforcer d'être un homme bon, vous vous voyez ».

SOURCE
_________________
Paix, Santé et Bonheur

"Vivifiante, la lune du Bouddha voyage dans le ciel d'un vide absolu. Si le lac de l'esprit est calme la belle lune s'y reflétera."


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01 février 2008

Chronique de France-Tibet

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Lettre au Président de la République lui demandant de promouvoir les négociations sino-tibétaines en recevant le Dalaï Lama.

Nous vous proposons un exemple de lettre à l’attention de Monsieur le Président de la République, Palais de l’Elysée, 55 rue du Faubourg St Honoré, 75008 PARIS (les courriers y sont dispensés d’affranchissement).

Si les sujets de préoccupation internationaux sont nombreux, il en est qui demeure sans solution depuis plus de 50 ans comme la question du Tibet, mettant en danger la pérennité de la culture unique du peuple tibétain. Certes, le Dalaï Lama et le gouvernement tibétain en exil, ont depuis 3 ans, renoué un contact avec Pékin, mais pas encore de négociations pour lesquelles l’appui des grands Etats démocratiques est indispensable.

C’est pourquoi, nous vous demandons, Monsieur le Président, de bien vouloir recevoir le Dalaï Lama lors d’une de ses visites en Europe. Ce geste fort ferait aisément comprendre aux peuples chinois et tibétains et à leurs dirigeants, l’attachement des citoyens français aux droits de l’homme partout dans le monde.

Le Dalaï Lama plaide depuis plus de 50 ans pour résoudre la question du Tibet par des moyens non-violents, dans le respect mutuel, et l’intérêt commun bien compris. De fait, depuis l’ouverture de Deng Xiaoping qui déclara en 1979 qu’en dehors de l’indépendance tout était discutable, le Dalaï Lama ne demande plus l’indépendance, mais une autonomie réelle du Tibet au sein de la République populaire de Chine, en se basant sur la constitution chinoise.

La France, porteuse des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, dont l’universalisme est un facteur de paix, se doit d’encourager les dirigeants chinois et tibétains à ouvrir enfin des négociations. Nous pensons que l’occasion de recevoir officiellement le Dalaï Lama lors de sa prochaine venue en France en Août 2008 à Nantes ou dans un Etat européen (voir son agenda : www.dalailama.com/page.60.htm) serait une chance unique. Seule, l’intervention de pays tiers impartial et respecté comme la France permettrait d’en arriver à une solution négociée de la question du Tibet. Surtout venant après la récente série de réceptions du Dalaï Lama part les plus hauts dirigeants australien, autrichien, allemand, canadien et américain, notamment à l’occasion de la remise de la médaille d’or du Congrès américain.

Ce serait une grande joie de voir la France renforcer ce mouvement mondial démontrant son attachement à soutenir les luttes pacifiques pour le respect des droits de l’homme. Ne pas défendre le droit à la liberté ne serait pas seulement faillir au devoir d’assistance le plus élémentaire mais serait se comporter en allié objectif de la violence d’Etat. Depuis 57 ans, le Dalaï Lama déploie toute son énergie pour construire la paix vers une réconciliation.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’expression de notre haute considérations.

 

Nom, Prénom, Adresse, Date, Signature


Source : Bouddhisme actualité de décembre 2007

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01 juillet 2007

Conseil du Coeur du Dalaï Lama

SS. le Dalaï Lama – Conseils du Cœur
À ceux qui pratiquent le bouddhisme 

Dans la pratique spirituelle, au début on est souvent plein de courage, puis on attend des résultats, et finalement on se lasse et l'on devient blasé. C'est le signe qu'on a une vue trop courte. Espérer un résultat rapide est une erreur, à moins de faire des efforts comparables à ceux du grand yogi Milarepa. N'est il pas significatif qu'il ait fallu au Bouddha, disent les textes, trois « grands éons incalculables' » pour atteindre l'Éveil total ? Comment penser qu'on puisse y parvenir en quelques années de retraite ? Cela montre qu'on ne connaît pas les enseignements. Prétendre, comme on le fait parfois, qu'en agitant une clochette pendant trois ans on peut atteindre l'état de bouddha n'est pas sérieux.

Il est excellent de s'enthousiasmer pour la pratique bouddhiste, mais quand on dit que le Bouddha accumula mérites et sagesse pendant trois grands éons incalculables, considérons qu'il faut tout ce temps là pour parvenir à l'Éveil ultime. Selon le Mahayana le Bouddha avait depuis longtemps atteint l'Éveil dans le corps de sagesse. Il prit ensuite l'aspect du corps d'apparition et fit comme s'il recommençait le processus de l'Éveil depuis le tout début. Mais à nouveau, n'avait il pas une raison d'agir ainsi ? Nous qui apprenons à suivre ses traces, ne manquons jamais de réfléchir au fait que, même dans sa dernière existence, il consacra encore six ans à pratiquer des austérités. Cela nous empêchera peut être d'avoir une vision trop courte.

On dit, il est vrai, que par la voie rapide du Vajrayana il est possible d'atteindre l'état de bouddha très rapidement, sans abandonner les émotions négatives. Mais ce n'est pas sans risque. Dans la biographie de Milarepa, un lama lui dit: « Celui qui médite mon enseignement le jour devient bouddha le jour, celui qui le médite la nuit devient bouddha la nuit, et les êtres chanceux qui ont un karma favorable n'ont pas même besoin de le méditer. » Milarepa, sûr et certain qu'il était un de ces êtres chanceux, se contenta alors de dormir. Si l'on fait ce genre de contresens, on risque de s'enflammer au départ mais de se lasser très vite. Si en revanche notre enthousiasme est fondé sur une réelle connaissance du fonctionnement de la voie, il ne faiblira pas. Comprendre cela est essentiel.

Autre point. Les religions enseignent des préceptes ou des règles morales qui servent à mettre en valeur les qualités humaines. Certains, dans le bouddhisme en particulier, négligent cet aspect moral et ne s'intéressent qu'à la méditation, dont ils espèrent des effets miraculeux. Quand ils voient que rien de tel ne se passe, ils sont forcément déçus.

Je le répète, le but de la pratique n'est pas d'obtenir des pouvoirs miraculeux mais de transformer notre être. Le principal problème est que nous ne sommes pas prêt à y consacrer le temps nécessaire. Nous pensons qu'il a fallu des éons au Bouddha, mais qu'en deux ou trois ans nous serons sorti d'affaire. C'est pourquoi, à mon sens, la voie du Mahayana est indispensable. Une fois que l'on possède une bonne connaissance de cette voie, si l'on éprouve un intérêt de plus en plus grand pour le Vajrayana on sera alors suffisamment déterminé à poursuivre, même si cela prend trois éons. Muni d'un tel courage, on pourra pratiquer le Vajrayana comme moyen d'engendrer facilement le calme mental et la vision profonde, et on aura les meilleures chances de réussir.

À l'inverse, si on se précipite dans le Vajrayana sans avoir acquis de solides fondements, on risque de penser qu'on peut sans problème atteindre l'état de bouddha, comme il est dit, « en une seule vie et un seul corps ». On peut aussi assimiler la déité illusoire sur laquelle on médite au créateur de l'univers et penser que si on a foi en elle, elle nous accordera des pouvoirs, une longue vie, la richesse et je ne sais quoi encore ( Les « déités » sur lesquelles médite le pratiquant du bouddhisme vajrayana ne sont pas des dieux extérieurs à soi mais des formes représentant sa propre réalité intérieure, sa nature ultime, dans le but de transformer son esprit. (NA.T.) .On ne s'attache alors pas au but principal de la pratique, qui est de maîtriser son esprit et de se libérer des poisons mentaux, et on accorde une grande importance à l'accessoire.

Certains n'ont pas particulièrement foi dans l'enseignement du Bouddha, mais s'y intéressent de façon purement académique. D'autres ont foi dans cet enseignement mais se contentent de l'étudier intellectuellement et d'en acquérir une connaissance purement théorique. Le problème est que le seul but de cet enseignement est de nous aider à transformer notre être, pas d'acquérir un savoir de plus. Si après l'avoir appris nous ne le mettons pas en pratique par la méditation, il ne sert strictement a rien. On court le risque de devenir ce qu'on appelle un « bouddhiste blasé », quelqu'un qui connaît l'enseignement du Bouddha en théorie, qui sait en parler, mais qui en ignore le « goût » parce qu'il ne l'a pas transforme en expérience vivante. En revanche quand on applique cet enseignement à l'intérieur de soi, on en découvre la véritable saveur et le risque de devenir blasé s'évanouit. Il faut donc mêler intimement l'enseignement à son esprit. Connaissance et pratique doivent aller de paire

Ceux qui veulent connaître la vie contemplative et faire de longues retraites, comme la retraite de trois ans qui se pratiquait traditionnellement au Tibet, doivent suffisamment s'y, préparer au moyen des « préliminaires » (Les « préliminaires » sont des pratiques servant à préparer l'esprit à recevoir et à mettre en oeuvre les pratiques dites « principales ».). Rester enfermé entre quatre murs sans avoir accompli correctement ces pratiques qui permettent de tourner son esprit vers la voie spirituelle ne diffère guère d'un séjour en prison.

Si au moment de méditer on récite simplement des mantras sans vraiment penser à quoi que ce soit, la retraite ne servira pas à grand chose. On l'aura commencée comme un être ordinaire, et à la fin rien n'aura changé. De surcroît, on sera plus orgueilleux qu'avant, car on se dira qu'on est resté reclus pendant trois ans et qu'on mérite le titre de « lama ». À quoi bon ?

Par contre, accomplir les préliminaires avec soin, puis s'adonner régulièrement à la pratique principale, et ensuite seulement effectuer une retraite de trois ans, c'est être certain qu'à la sortie on sera capable de penser, de parler et d'agir différemment. On se sera au moins discipliné, et c'est déjà bien. (Prendre refuge est l'une des pratiques de base du bouddhiste: Cela signifie prendre le Bouddha pour guide, son enseignement pour voie et la communauté des pratiquants pour compagnons sur la voie. À un niveau plus profond ou à un stade ultérieur de la pratique, cela consiste à reconnaître sa propre nature ultime comme le Bouddha lui même. )

Si votre désir en tant que bouddhiste est de vous consacrer aux oeuvres humanitaires, c'est une bonne chose. Vérifiez que votre intention .soit parfaitement pure. Néanmoins, l'action sociale n'est pas en soi une forme engagée du bouddhisme si elle ne s'accompagne pas d'amour et de compassion et si on ne prend pas refuge dans le Bouddha.

C'est pourquoi vous devrez consacrer une partie de votre temps à des périodes de pratiques pendant lesquelles vous prendrez refuge et vous méditerez sur l'impermanence, la souffrance, etc.

Traduction Matthieu Ricard

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30 juin 2007

Le Dalaï Lama, derrière le sourire


Le Dalaï Lama, derrière le sourire
Vidéo envoyée par charmedhp

Déclaration de Sa sainteté le Dalai Lama sur ses ambitions politiques.

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Le Dalaï Lama parle de la compassion4


Le Dalaï Lama parle de la compassion4
Vidéo envoyée par inspirationproductions

Extrait du documentaire de 52 minutes "Espoir et compassion" disponible sur www.inspiration-productions.com

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