Balades au gré du vent

Que tous les êtres, partout, à qui nous sommes indissociablement liès, s'accomplissent, s'éveillent et deviennent libres. Paix dans ce monde et partout dans l'univers entier ! puissions-nous arriver tous ensemble au terme du voyage spirituel !

30 octobre 2008

Exercice de relaxation

Profitez de cet exercice de visualisation composé par Mardya (Maître de Reiki et Phosphénologue) pour vous unir avec votre conscience.
Durant cet exercice guidé, activez vos chakras, entrez en contact avec votre Moi sacré.

Durée: 22:24

Ecouter  gratuitement la totalité de l'exercice de relaxation en basse résolution:    

rencontre

http://forcemajeure.com/exercices-de-relaxation/rencontre-avec-votre-double-lumineux/prod_37.html

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15 octobre 2008

Les défauts dans la méditation

La méditation                                                          

Les défauts dans la méditation
Guendune  Rinpoché      

Quand nous méditons, nous nous mettons dans un état artificiel, une sorte de transe. C'est le défaut le plus commun. Il y a différentes sortes de transes chez les méditants. Certains ont le corps tout raide car ils sont très tendus. Ils mettent beaucoup de force dans la méditation et attendent désespérément la lumière. La seule expérience qu'ils ont en général, c'est le mal de tête. D'autres cherchent plutôt à s'intérioriser pour trouver la conscience en eux-mêmes, mais ils semblent devenir complètement stupides. Il y a ceux qui essaient désespérément de se poser car ils ont peur que " ça s'agite et que ça remonte ". Il y en a d'autres qui cherchent en face d'eux. Ils essaient de voir quelque chose apparaître et ils sont dans une totale dualité. Voilà quelques portraits-robots de méditants et de leurs déviations principales. Cela représente beaucoup de souffrance et de difficulté dans la méditation. C'est pour cela qu'il faut en parler et dire à chacun ce qui ne va pas, pour qu'il ait une chance de s'en rendre compte un jour, sinon cela peut continuer ainsi pendant des années et des années. Un autre défaut commun à tous est de croire qu'il faudrait vider son esprit, avoir un esprit sans aucune pensée, sans aucune activité mentale et arriver ainsi à une sorte d'hibernation. On essaie de se ratatiner, de se rétrécir, de faire rentrer l'esprit dans une espèce de boîte où il n'y aurait plus rien. Cela vient justement d'une compréhension fausse de la méditation. Pour méditer, il faut des pensées. Qui médite, s'il n'y a pas de créations mentales ? Si la méditation, c'est être sans pensées, alors cette table doit être en train de méditer, de bien méditer même! Dans la méditation, nous laissons les pensées s'élever sans les saisir, sans vouloir faire quelque chose avec. Méditer, ce n'est pas essayer de se débarrasser de ses pensées, de faire le vide, ce n'est pas non plus essayer d'attraper ou de cultiver une pensée particulière et de s'en tenir à celle-là, et à celle-là seulement, sans vouloir en laisser passer une autre. Ces extrêmes ne créent que des tensions et des blocages. Nous apprenons au contraire à mener l'esprit à un état d'ouverture complètement inobstrué, sans chercher à faire quelque chose avec nos pensées. Nous restons simplement conscients de leur apparition en posant dessus un regard direct. Quand nous regardons la pensée, c'est l'esprit que nous voyons; quand nous regardons l'esprit, rien n'est vu en tant que tel. Progressivement, nous apprenons à prendre conscience des pensées, ensuite à prendre conscience de l'esprit à travers les pensées, puis à reconnaître la nature de l'esprit. Quand toutes les pensées s'élèvent dans leur vacuité intrinsèque comme étant l'essence vide de l'esprit, les pensées sont alors libérées, l'esprit est libéré. Les pensées s'élèvent alors comme Dharmakaya, la dimension fondamentale de l'esprit naturellement éveillé, naturellement conscient. Cela demande du temps. Il est important de savoir dans quelle direction évoluer pour ne pas partir sur une fausse piste, pour ne pas méditer sur la base d'idées fausses, en cherchant justement à éliminer les pensées ou à maintenir son esprit rivé à une seule pensée. Laissons l'esprit être ce qu'il est dans sa créativité, dans sa souplesse, dans sa richesse naturelle et petit à petit nous apprendrons à pénétrer l'essence de l'esprit à travers la reconnaissance des pensées et de l'esprit lui-même.

http://www.dhagpo-bordeaux.org/lesdefauts.htm

08 octobre 2008

La Guérison du corps et du cœur...

Périls et Promesses de la Vie Spirituelle de Jack Kornfield

Extraits du chapitre  : Une Guérison nécessaire
Plan de ce message :

  • La Guérison du corps
  • La guérison du cœur
  • La guérison du mental
  • Méditation guidée : Développer l'attention qui guérit

(...)

LA GUÉRISON DU CORPS

La séance de méditation commence souvent par des exercices qui ont pour but de nous amener à être conscients de notre corps ; cette conscience est particulièrement importante dans une culture comme la nôtre, qui néglige la vie physique et instinctive.(...)

(...) En méditation, nous avons la possibilité de ralentir notre fonctionnement et d'accueillir tranquillement ce qui apparaît.

Quand nous sommes activement conscients, nous pouvons cultiver l'intention de nous ouvrir sans résistance aux expériences physiques, d'habiter réellement notre corps, ce qui nous permettra de ressentir plus clairement ses plaisirs et ses douleurs.

Nous ne savons pas observer la douleur

Notre conditionnement nous ayant appris à éviter et à fuir la douleur, il s'ensuit que nous la connaissons mal.

Pour guérir le corps, nous devons étudier cette douleur. Si nous nous penchons avec attention sur nos maux physiques, nous allons remarquer qu'il en existe plusieurs sortes.(...)

(...)La plupart du temps, le genre de douleur qu'on rencontre au cours de l'attention méditative n'est pas le signe de problèmes médical. Ce sont des manifestations physiques douloureuses de nos refoulements et de nos crispations aux plans psychique, physique et spirituel (...) Ce sont les régions du corps qui se sont contractées maintes fois dans des situations éprouvantes afin de nous protéger des inévitables difficultés de l'existence.

(...)

LA GUÉRISON DU CŒUR

De même qu'on permet au corps de s'ouvrir et qu'on le guérit en percevant ses rythmes et en l'entourant d'une attention profonde et bienveillante, on peut ouvrir et guérir d'autres dimensions de son être.

Le cœur et les émotions connaissent un processus de guérison similaire lorsqu'on leur offre notre attention afin de découvrir leurs rythmes, leur nature, et leurs besoins.

Ouvrir son cœur consiste à s'ouvrir aux souffrances occultées

La plupart du temps, ouvrir son cœur consiste tout d'abord à s'ouvrir aux souffrances occultées que l'on a accumulées pendant toute une vie - Tant les souffrances personnelles que les souffrances universelles de la guerre, de la vieillesse, de la maladie et de la mort. (...)

(...) Le plus souvent, les blessures les plus intimes, le sentiment d'abandon, la douleur sont ressentis comme des larmes retenues. Les bouddhistes parlent d'une mer de larmes humaines plus vaste que les quatre grands océans.

Lorsqu'on prend la place qui est la nôtre et que l'on cultive l'attention méditative, le cœur s'offre tout naturellement à la guérison. Le chagrin des souffrances et des espoirs anéantis, retenu en nous si longtemps, s'exprime alors.

Nous pleurons sur nos traumatismes passés et sur nos peurs présentes, sur toutes les émotions que nous n'avons jamais osé ressentir consciemment.(...)
La souffrance liée à la petite enfance et à la famille, blessures liées au père ou à la mère, la solitude, tout mauvais traitement physique ou sexuel, tout cela est emmagasiné dans notre cœur. (...)

(...) Refus de la réalité, colère, sentiment de perte ou de chagrin, ce travail sur la douleur engendre un profond renouveau.(...)

LA GUÉRISON DU MENTAL


Nous ne contrôlons pas nos pensées

(..) Lorsque nous observons nos pensées durant la méditation nous réalisons que nous ne les contrôlons pas (...)

La source même des mouvements du mental est l'insatisfaction (...)

(...) La nature dualiste de la pensée constitue une des causes de notre souffrance (...)

La guérison de l'esprit s'opère de deux manières:

On porte d'abord son attention sur le contenu des ses pensées et on apprend à les canaliser plus habilement en faisant appel à une réflexion lucide (...)
Si nous voulons que ces conflits soient guéris, nous devons cesser de nous identifier à eux (...)

Dés lors que nous comprenons que la nature même du mental est de penser, de diviser, de faire des projets nous sommes capables de nous libérer de la puissante emprise de son séparatisme et de nous établir paisiblement dans le corps et dans le cœur (...)

Au delà des pensées il y a un silence doux et apaisant

Lorsque nous allons au delà de cette effervescence de la pensée, nous découvrons un silence doux et apaisant (...)

(...)

MEDITATION GUIDÉE:  Développer l'attention qui guérit

Asseyez-vous confortablement et tranquillement. Laissez votre corps se détendre. Respirez doucement.

Abandonnez toutes vos pensées, passé, avenir, souvenirs, projets. Contentez-vous d'être présent.

Laissez parler votre précieux corps afin qu'il vous révèle lui-même les endroits qui ont le plus besoin de guérison.

Permettez aux douleurs, aux tensions, aux maladies, aux blessures physiques de se manifester. Portez à ces endroits douloureux une attention délicate et bienveillante. Lentement, consciencieusement, ressentez leur énergie physique.

Observez ce qu'ils renferment dans leur profondeur - pulsations, élancements, tension, picotements, sensation de chaleur, contraction, irritation, mal diffus, tout ce que nous rangeons sous le nom de douleur.

Prenez le temps de les ressentir pleinement, de les envelopper d'une attention réceptive et bienveillante.

Ensuite, devenez conscient de la région du corps qui entoure ces points douloureux. Notez calmement les contractions ou crispations éventuelles ; respirez légèrement et laissez-les se détendre.

Puis, de la même manière, prenez conscience d'une aversion, d'une résistance éventuelle de votre esprit. Constatez son existence avec la même attention paisible, sans refus, en lui permettant d'exister telle qu'elle est et de se détendre quand bon lui semblera.

Observez maintenant les pensées et les peurs qui accompagnent la douleur que vous explorez : "ça ne passera jamais", "c'est insupportable",  "je ne mérite pas ça", "c'est trop difficile", trop compliqué, trop profond", etc.

Offrez à ces pensées une attention bienveillante pendant quelque temps, puis revenez doucement à votre corps physique.

A présent, laissez votre conscience s'approfondir et s'adoucir. Ressentez à nouveau les différentes zones qui entourent l'endroit douloureux et permettez à chacune d'elle, à mesure qu'elle se relâche, de se déplacer, de s'intensifier ou de se dissoudre à son gré.

Penchez-vous sur votre douleur comme sur un enfant que vous voudriez doucement réconforter, la tenant toute dans une attention tendre et rassurante. Envoyez doucement votre respiration à l'intérieur de cette douleur, acceptant tout ce que vous voyez avec une bonté apaisante.

Continuez cette méditation jusqu'à ce que vous vous sentiez relié à toutes les parties de votre corps qui réclament votre attention, jusqu'à ce que vous vous sentiez en paix.

A mesure que cette attention thérapeutique se développe, vous pouvez la diriger régulièrement vers des régions particulières de votre corps affectées par une maladie ou une douleur. Vous pouvez ensuite explorer ce corps pour voir s'il réclame la même douceur de votre attention en d'autres points.

De la même manière, vous pouvez porter une attention thérapeutique à des blessures psychiques profondes. Le chagrin, le regret, la rage, la solitude, la peine peuvent tous être ressentis en premier lieu dans le corps.

Une attention délicate et bienveillante vous permettra d'aller au cœur de ces blessures. Demeurez tranquillement avec elles. Au bout de quelque temps, respirez doucement et ouvrez votre attention à chaque zone de contraction, d'émotions et de pensées qui accompagne ces blessures.

A la fin, vous pouvez laisser tous ces mouvements se calmer à leur tour, comme si vous réconfortiez doucement un enfant, en acceptant tout ce qui est, jusqu'à ce que vous vous sentiez en paix.

De cette manière, vous pouvez prendre soin de votre cœur, aussi souvent que vous le souhaitez.

Souvenez-vous que la guérison de votre corps est déjà là ; elle n'attend que votre attention compatissante.

(...)

http://bica-vipassana.blogspot.com/

  • D'autres enseignements de Jack Kornfield sur ce blog : ICI

Remarques:

  • Pour tous les "Extraits de livres" publiés sur vipassaná, j'ai utilisé un scanner  (Voir liste des livres  ICI )
  • VOIR tous les "Extraits de livre" publiés sur Vipassana  (21 à ce jour) ICI

 

01 octobre 2008

Et si on apprenait à méditer?

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Interview de Matthieu Ricard: "Et si on apprenait à méditer?

La méditation pour tous et partout: c'est le rêve du traducteur et ami du dalaï-lama, auteur d'un essai sur cette gymnastique de l'esprit. A pratiquer que l'on soit bouddhiste ou non. L'ancien chercheur nous en démontre les bienfaits, même s'il lui arrive parfois de sécher quelques séances...

Charles Platiau/Reuters

Au dernier moment, il n'a pas hésité à avancer le rendez-vous, nous accordant une demi-heure supplémentaire avant de s'échapper pour aller au Medef donner une conférence. Matthieu Ricard, 62 ans dont plus de trente-cinq sur les hauteurs de l'Himalaya, est toujours heureux de parler. Aux Occidentaux de plus en plus nombreux à entendre le message du bouddhisme (5 millions de sympathisants en France), mais surtout à ceux a priori loin des préoccupations spirituelles. A 8 h 30, il est donc fin prêt: ordinateur et téléphone portable d'un côté, théière brûlante de l'autre, le sourire aux lèvres et le corps drapé de cette robe pourpre et safran de moine tibétain qui enflamme l'oeil au premier abord et qu'on finit par oublier.

Dans L'Art de la méditation (NiL) , vous prétendez qu'il n'est pas nécessaire d'être bouddhiste pour méditer.

Bien sûr que non. Nous en sommes tous capables! Les racines orientales du mot signifient d'ailleurs "cultiver". Méditer, c'est cultiver son esprit, l'aider à avoir une vision plus juste de la réalité, se familiariser avec la tolérance, l'altruisme, la tendresse, qualités dont nous avons tous le potentiel, mais que nous ne déployons que par instants fugaces.

A vous lire, il s'agirait d'exercer son esprit comme on exerce son corps...

C'est ça. On produit des efforts considérables pour apprendre les échecs, le ski, la musique. C'est très bien. Mais les qualités humaines aussi nécessitent un travail. Restons sur la musique: s'il s'exerce, un pianiste peut jouer du Mozart à tout moment. Eh bien, entraîné de manière régulière et sérieuse, un esprit peut, de la même manière, se montrer généreux de façon très spontanée.

Un pianiste ne devient pas virtuose en un jour. Combien de temps faut-il pour bien savoir méditer?

Ah... C'est une question que l'on me pose souvent en Occident, juste après "comment s'y prend-on?". Tout le monde n'a pas la chance de vivre dans l'Himalaya ou de côtoyer des grands maîtres spirituels comme j'en ai le privilège. Le meilleur conseil que je puisse donner aux débutants, surtout ici, où l'on vit à cent à l'heure, c'est de commencer par s'asseoir une demi-heure. [Rires.] Réfléchir au fonctionnement de son esprit, aux qualités que j'ai citées tout à l'heure, constitue un excellent point de départ.

Autre question très "occidentale": combien de temps avant les premiers résultats?

Mais très peu! Les recherches auxquelles je participe depuis une dizaine d'années ont montré qu'entre vingt et trente minutes de méditation par jour pendant quatre à huit semaines suffisent pour qu'apparaissent des premiers effets positifs sur la santé, notamment sur la pression artérielle, l'anxiété, la tendance à la dépression et le système immunitaire. Imaginez quand on pratique depuis quarante ans... Le message scientifique commence d'ailleurs à passer. 200 hôpitaux américains appliquent aujourd'hui le MBSR (mindful based stress reduction), un programme inventé il y a près de trente ans par Jon Kabat-Zinn, un spécialiste de biologie moléculaire, qui vise à réduire le stress chez des patients atteints de graves maladies. Et les résultats sont remarquables. Même s'il ne s'agit bien sûr pas d'assimiler la méditation à une cure miracle.

La France est-elle prête à réconcilier science et spiritualité?

Elle y vient doucement. Il y a dix ans, quand on évoquait les vertus de la méditation dans les cercles scientifiques, tout le monde rigolait. Aujourd'hui, on s'accorde à penser qu'une neuroscience contemplative existe et qu'elle reste à explorer. C'est une période très excitante pour la science.

Vous évoquez certains effets sur le cerveau. Expliquez-nous.

William James, génial fondateur de la psychologie moderne, au xixe siècle, a découvert que l'homme était incapable de maintenir son attention sur un objet plus de quelques secondes. On sait aujourd'hui que des personnes entraînées à la méditation sont capables de se focaliser durant quarante-cinq minutes, sans être fatiguées, et en gardant un temps de réponse extrêmement rapide. Que je sache, il n'est pas nécessaire d'être contrôleur aérien pour avoir besoin de se concentrer! D'ailleurs, certaines écoles primaires françaises ont introduit avec succès un "entraînement à l'attention" dans leur programme. Il existe aussi des stages de méditation pour les professeurs.

Vous êtes le principal ambassadeur du bouddhisme en Occident. Quel est le cliché le plus fréquent que vous entendez autour de la méditation?

Il y en a beaucoup! Le plus commun voudrait que sa pratique se résume à un relâchement général, un grand vide de l'esprit. Mais méditer n'est pas somnoler. Faire un grand ménage sans rien mettre de neuf dans la maison n'aurait aucun sens.

Ce grand ménage vise à se débarrasser de la colère, l'obsession, de la jalousie. Mais ces toxines de l'esprit, comme vous les appelez, ne constituent-elles pas le sel de notre vie?

Essayez de vous en débarrasser, vous verrez que la vie n'est pas fade et que l'on ne se transforme pas en légume pour autant, bien au contraire. Regardez le dalaï-lama! Et puis il existe des nuances dans les émotions. Prenons la colère. La colère malveillante n'a aucun intérêt. Elle détruit notre bonheur et celui des autres. L'indignation, en revanche, peut procéder d'une démarche altruiste et conduire à la paix intérieure. On peut être indigné par un massacre, une injustice, et être poussé à agir pour se libérer de ce tourment.

Face à la timidité de la France sur la question du Tibet, vous ne ressentez ainsi absolument aucune colère?

Disons qu'il m'arrive d'être agacé mais que j'essaie d'être philosophe! [Rires.] Les jeux de la diplomatie me font un peu perdre ma naïveté. Mais je garde confiance. Nous sommes sur le bon chemin.

Vous souvenez-vous de votre toute première expérience méditative?

Comment pourrais-je l'oublier? Elle remonte précisément à juin 1967 et à mon arrivée à Darjeeling. J'ai eu la chance de rencontrer le maître Kangyour Rinpoché auprès duquel je suis resté durant trois semaines. C'était une découverte éblouissante. J'avais l'impression d'être un enfant propulsé dans un monde merveilleux.

Sans ce voyage à Darjeeling, votre destin aurait été bien différent...

Sans doute, oui. Peut-être aurais-je découvert le bouddhisme un peu plus tard. Peut-être travaillerais-je aujourd'hui dans un laboratoire de recherche aux Etats-Unis ou en tant que médecin en France. Tout est possible... Ce qui est sûr, c'est que pas un jour ne passe sans que je sois heureux de ma vie.

Entre vos conférences, vos activités humanitaires et votre collaboration avec le dalaï-lama, cette vie vous laisse pourtant peu de temps libre. Vous arrive-t-il de sécher vos séances de méditation?

[Sourires] Je l'avoue, quand les horaires sont trop durs, il m'arrive de faire relâche... Ces vingt derniers jours, j'ai passé trente-cinq heures dans les avions. La fatigue finit par prendre le pas. Mais je compense en m'échappant le plus souvent possible dans mon ermitage de 2,50 mètres sur 2,90. Chaque fois que je m'y trouve, seul face aux 400 kilomètres de montagnes de l'Himalaya, je me dis que la vraie vie est là.

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29 septembre 2008

Bhagvati Mouvement Meditation

Bhagvati Mouvement Meditation:

Méditer en mouvement est une manière novatrice de lâcher prise avec le mental, sans effort. Des mouvements simples à la portée de tous, amènent naturellement à se centrer, s'apaiser et relâcher tensions et stress.
Puis vient un temps de relaxation propice à l’éveil méditatif.
Bhagvati fait le lien entre sa connaissance des pratiques Zen, Tibétaines, indiennes, amérindiennes et son métier de danseuse (classique et contemporain). Elle livre dans ce CD l’essence qu’elle dégage de ces enseignements, dans une pratique accessible à tous, qui permet à l’homme moderne d’entrer dans la méditation d’une manière souple et concrète.

Méditation des 4 Directions :
  > Balancement : se recentrer, créer son
  Mandala dans l'espace.
  > Tournoiement : initiation au mouvement
  Derviche.
  > Silence - relaxation - Intégration : entrer
  dans l'état méditatif.

cover250_Bhagvati_4directions

Méditer est un gage de bonne santé :
  prendre soin de soi, de sa vitalité,   se ressourcer,
être en contact avec sa créativité.


pour plus d'infos http://www.soundepic.com/store/index.php

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17 septembre 2008

40mn de Méditation guidée

40mn de Méditation guidée
Vidéo envoyée par tabanousbernard

Voici un exemple de ce que nous pratiquons en groupe le Dimanche matin entre 10h30 et midi. Pour télécharger la version plein écran:

http://dl.free.fr/dwwEXzLUH/40mnMédit.wmv

Pour plus de renseignements:

tabanousbernard@yahoo.fr   ou

http://www.bernardtabanous.com

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27 janvier 2008

Méditer par Thich Nhat Hanh

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L'assise

Allongé sur le dos, les bras et les jambes droits, sans être tendus, pas d'oreiller sous la tête, voilà une bonne position pour pratiquer la respiration et détendre tous ses muscles. Cette position de méditation ne permet pas d'aller aussi loin que la position assise, car on s'y endort facilement. Il est possible de trouver un repos complet dans la position assise, ce qui permet d'approfondir sa méditation et de résoudre les inquiétudes et les problèmes qui obscurcissent et inhibent la conscience.

Parmi les travailleurs Vietnamiens, nombreux sont ceux qui s'assoient dans la position du lotus, le pieg gaiche placé sur la cuisse droite et le pied droit placé sur la cuisse gauche. D'autres s'asseoient en demi-lotus. Pied gauche sur la cuisse droite ou pied droit sur la cuisse gauche. Dans notre cours de méditation à Paris, certaines personnes ne se sentaient pas à l'aise dans ces postures, aussi ai-je montré comment s'asseoir à la manière japonaise, c'est-à-dire à genoux. En mettant un coussin sous ses pieds, il est possible de rester assis pendant plus d'une heure et demie. Malgré tout, n'importe qui peut apprendre à s'asseoir en demi-lotus, même si les débuts sont un peux douloureux. En quelques semaines de pratique, la position deviendra progressivement confortable.

Pendant la période intiale, lorsque la douleur se fait gênante, alternez la position des jambes ou changez de posture. En lotus ou demi-lotus, il est indispensable d'utiliser un coussin pour s'asseoir afin que les deux genoux touchent le sol. Ces trois points de contact avec le sol permettent d'obtenir une position extrêmement stable.

Il est très important que le dos soit bien droit, la nuque et la tête droites, alignés avec la colonne vertébrale, sans rigidité, le regard fixé à un mètre ou deux devant vous.

Commencez alors à suivre votre respiration et détendez tous vos muscles. Concentrez-vous sur la rectitude de votre colonne vertébrale et sur votre respiration. Pour tout le reste, lâchez prise. Abandonnez tout. Si vous voulez relaxer les muscles de votre visage tendus par l'anxiété, laissez fleurir un demi-sourire; lorsque celui-ci naît, tous les muscles faciaux commencent à se détendre. Plus le sourire est là, mieux vous vous sentirez. Le sourire illumine le visage du Bouddha.

Placez votre main gauche, paume vers le ciel, dans votre paume droite. Détendez tous les muscles des mains, des doigts, des bras et des jambes. Lâchez prise, laissez tout aller, comme ces plantes aquatiques qui passent au fil des courants alors, que sous la surface de l'eau, les rochers demeurent immobiles. Ne vous attachez à rien d'autre qu'à la respiration et au demi-sourire.

Il est préférable que les débutant ne s'assoient pas plus de 20 ou 30 minutes, période suffisante pour obtenir un repos total. La technique pour atteindre cette détente complète est fondée sur deux points: observer et lâcher prise; observation de la respiration et lâcher prise de tout le reste. Relaxez chaque muscle de votre corps. Après environ 15 minutes, il est possible d'atteindre un état de calme profond rempli de paix intérieure et de joie. Maintenez ce calme et cette paix.

Ceux qui considèrent la méditation comme un dur labeur et attendent avec impatience qu'elle se termine pour pouvoir ensuite se reposer ne savent pas encore comment s'asseoir. Si l'on est assis correctement, on trouve dans l'assise une relaxation totale et la paix. Cela peut aider de méditer sur l'image du caillou jeté dans une rivière.

Extrait de "Le Miracle de la Pleine Conscience", de Thich Nhat Hanh

Petit trucs venant de ma petite expérience de méditant:

- Si vous parvenez déjà à pratiquer tous les jours 5 à 10 minutes, vous verrez les progrès arriver rapidement.

- Ne vous attaché pas au résultat, c'est en lâchant prise de celui-ci que vous tirerez des vienfaits de votre méditation.

- Un petit truc pour suivre sa respiration est de visualiser son thorax monter, puis descendre. Vous pouvez aussi penser "Dedans" lorsque vous inspirez et "Dehors" lorsque vous expirez. Inspirez et expirez toujours par le nez, pas par la bouche.

- Le meilleur moment pour méditer est celui qui nous convient le mieux. Vous pouvez pratiquer très tôt le matin, à jeun. Car une fois le repas avalé, vous risqueriez de sombrer dans la somnolence. D'autres préféreront pratiquer le soir ou même tard dans la nuit. A chacun de trouver la méthode qui lui convient. Il est aussi important de ne pas être sujet à un manque de sommeil car ce dernier plongera innévitablement le méditant das une forme de torpeur.

- Enfin et tout ceci est propre à moi, avant de commencer à pratiquer, je récite trois fois de gatha afin de détendre pour corps:

(J'inspire) Je détends mon corps.

(J'expire) Je souris.

(J'inspire) Je demeure dans le moment présent.

(J'expire) Je sais que ce moment est merveilleux.



Bonne pratique à tous!

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16 septembre 2007

Noble Silence


Noble Silence
Vidéo envoyée par sakiamuni

Texte extrait du livre
"Eveillez le Bouddha qui est en vous"
du Lama SURIA DAS

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25 août 2007

Huit pensées d'un grand etre


Huit pensées d'un grand etre
Vidéo envoyée par sakiamuni

Huit Pensées d'un Grand Etre par Karma Rangdjoung Kunkyab (Kyabjé Kalou Rinpoché)

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12 août 2007

La premiere experience de meditation


La premiere experience de meditation
Vidéo envoyée par sakiamuni

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